Ségolène Royale s’engage à plaider pour l’Afrique

Paris, France, 09 Décembre 2015 (ClimDev-Afrique) «Le temps est à l’action !» En faisant cette déclaration, la Ministre française de l’Écologie, du développement durable et de l’énergie, Ségolène Royale s’est engagée à veiller à ce que les nombreuses promesses de financements annoncées par certains bailleurs de fonds du continent, passent des discours à l’action.

 

Elle s’est exprimée ce matin lors de la rencontre organisée à l’occasion de la journée de l’énergie en Afrique, sur le thème : «Changement climatique et révolution des énergies renouvelables : l’Afrique est-elle prête ?»

 

«Nous nous engageons sur ce sujet d’une importance capitale, en espérant que d’ici la fin de cette COP21, nous allons pouvoir fournir à tout le continent un accès à l’énergie électrique. Personnellement, je m’engage dans cette voie ! » a déclaré Ségolène Royale, pour qui, il s’agit du sujet le plus important à résoudre lors de cette conférence. «C’est pour ça que je suis venue», a-t-elle souligné.

 

Ségolène Royale indique par ailleurs que 10 milliards d’euros ont été annoncés pour soutenir des projets inhérents à l’énergie en Afrique, au cours de cette COP21. Elle soutient que l’Afrique a besoin d’engagements concrets, d’action. «Ça fait trop longtemps qu’il y a eu des discours, des communautés qui attendent indéfiniment la matérialisation des promesses, il faut que ça change», a- t-elle déclaré, avant d’ajouter qu’elle croit beaucoup en la démocratie décentralisée.

 

Selon la Ministre, les communautés doivent s’approprier les projets. Ils ne doivent plus être parachutés d’en haut par de grandes entreprises qui gagnent? Des appels d’offres. Il faut vraiment que l’argent aille directement dans les projets conçus pour les citoyens, avec les citoyens, au sein même des communautés villageoises.

 

L’un des grands progrès de cette COP, c’est qu’il y a eu plusieurs initiatives prises dans le cadre de l’agenda des projets, avec des engagements concrets. Pour Ségolène Royale, on a vu par exemple l’alliance pour la géothermie. Tous les pays qui ont un sous-sol volcanique peuvent mettre des installations de géothermie. Tous les pays qui ont des capacités  d’hydro électricité peuvent accéder aux équipements hydroélectriques. On a vu des expériences concrètes sur la biomasse, c’est-à-dire la transformation des déchets en gaz, qui peuvent permettre aux femmes de faire la cuisine sans avoir besoin d’utiliser le bois, source de déforestation. Il y a eu plusieurs autres initiatives. « Mais pour tout cela, il va falloir plus que jamais passer à la phase des réalisations, car le temps est à l’action », a-t-elle conclut.